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Cette page a pour vocation de développer la question abordée en Août 2008 à propos de l'incapacité fondamentale de notre élite à affronter la crise de civilisation qui est en cours.
Novembre 2008
En novembre 2008 nous avons constaté que notre trépidant et intrépide Président de la République trépignait de colère en constatant que rien n'avançait quant aux mesures de relance faisant suite à la bérézina financière d'octobre noir 2008 pour débloquer la situation économique calée au point mort.
Cependant à y regarder de plus près, nul ne peut être surpris par cette absence de résultat provenant d'une suite d'illusions (Le plus tôt nous en serons revenus, le plus tôt nous pourrons sortir de cette crise majeure.).
Première illusion
Demander à des hauts fonctionnaires de traiter un problème d'économie, c'est a priori aussi farfelu que de le demander à des Martiens. En effet, ces gens issus de classes privilégiées ne savent pas ce que peut être un Client, et encore moins le travail qui consiste à en trouver, puis celui de le satisfaire, et enfin celui de le fidéliser. Comment peuvent-ils traiter un problème économique alors qu'ils n'en connaissent, ni les tenants, ni les aboutissants ? Certes, nous les avons de toute façon sur les bras, ils nous coûtent chers, autant les activer. Mais en attendre un résultat est, on le constate bien, complètement illusoire.
Seconde illusion
Croire que les Banques Françaises font le travail que l'on attend de la part d'une banque est une erreur d'appréciation que tout Responsable d'entreprise ne fait pas. Certes ces établissements ont été attirés par le leurre de l'argent facile et se sont faits arnaqués, c'est un fait ; mais il ne faut pas croire qu'ils prêtaient de l'argent en abondance aux entreprises avant cette crise financière.
Ainsi si les Hauts Fonctionnaires, en mettant de côté le fait qu'ils sont parfois de familles avec les banquiers, remplissent correctement cette mission de contrôle des crédits, ils constateront que les crédits ne sont pas moindre qu'auparavant, même s'ils sont largement insuffisants, et que donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, même si les entreprises se meurent en grand nombre par manque de trésorerie.
Troisième illusion
Vouloir à tout prix sauver le système tel qu'il est, n'est pas la moindre des illusions !
Ce système nous a amené à cette catastrophe économique, le reproduire nous mènera à tout coup dans la même impasse, juste un petit peu plus tard et nous serons alors beaucoup plus affaiblis.
Ce système dure depuis plus de trente ans. L'état et les collectivités territoriales vivent bien au dessus des moyens de l'économie française en temps normal. Maintenir ce train de vie fantasque est totalement illusoire, surtout lorsque l'économie est en rade !
Certes la délocalisation de la fabrication des produits de consommation courante dans des pays à très bas salaires avait permis de masquer le problème, il suffisait simplement de fermer les yeux sur les millions de chômeurs et sur les évidentes conséquences de cet état de fait. Aujourd'hui, alors que nos dirigeants feignent de découvrir que notre trésor vient de disparaître d'un coup, il nous faut le reconstituer, reste à savoir comment ?
Quatrième illusion
Maintenir à flot les banques qui ont failli, à coup de milliard d'Euros aussitôt engloutis, est une grande illusion, voire une idiotie sans nom. Car ce ne sont pas les banques qui créent la richesse, mais le travail des entreprises.
La France vit sur le dos de ses milliers de TPE. Les profits de quelques banques ne suffiront pas à payer l'Etat et ses agents petits et grands, trop nombreux ! Que les TPE disparaissent en grand nombre, les Fonctionnaires n'auront même pas le temps de chausser leurs lunettes pour s'en apercevoir, par contre il sera temps de s'inquiéter de qui paiera leurs salaires ?
Cinquième illusion
Sauver les grandes entreprises, qui sont de fait proche du pouvoir, sans se soucier des petites est une très grave illusion.
Si d'aventure le plan de relance réussissait et que, par exemple, les constructeurs automobiles soient à nouveau en mesure de vendre des véhicules adaptés à la situation, il n'est pas dit qu'ils puissent les produire si les TPE, qui les approvisionnaient jusqu'ici au travers des composants livrés par les fournisseurs de premier rang, ont entre temps disparu.